Que voir et visiter dans le Rhône ?
À Lyon, l’abbatiale romane Saint Martin d’Ainay rappelle les origines anciennes de la ville, tout comme le vieux Lyon, ses ruelles étroites, ses traboules et ses belles demeures médiévales et Renaissance. La cathédrale Saint Jean, édifiée entre les XIIIe et XVe siècles, domine le quartier avec sa façade gothique et son célèbre horloge astronomique, tandis que la tour Rose, rue du Bœuf, fait partie des curiosités emblématiques des traboules. L’église Saint Paul, dont la tour centrale octogonale remonte au XIIIe siècle, complète ce paysage urbain très dense. Sur la colline de Fourvière, les vestiges romains rappellent la fondation de Lugdunum avec le grand théâtre voulu par Auguste, les fondations du temple de Cybèle et le musée de la Civilisation gallo romaine. La basilique Notre Dame de Fourvière, de style romano byzantin, veille sur la ville et sur le parc de la Tête d’Or, vaste écrin de verdure au bord de la Saône. Les églises de la Croix Rousse, l’amphithéâtre des Trois Gaules, la rue du Premier Film en souvenir des frères Lumière, ainsi qu’un riche ensemble de musées, des arts décoratifs aux tissus, des beaux arts à l’imprimerie, en passant par des collections plus insolites comme le musée de la banque ou celui de la machine à coudre, complètent un programme de visite qui peut facilement s’étendre sur plusieurs jours.
Au nord ouest de la métropole, L’Arbresle conserve les vestiges d’un château médiéval qui surveillait autrefois les voies de passage entre Lyonnais et Beaujolais. Dans les environs, le couvent dominicain de Sainte Marie de la Tourette à Éveux, signé Le Corbusier, offre une plongée dans l’architecture du XXe siècle, avec ses lignes de béton, ses jeux de lumière et son implantation très sobre au milieu de la verdure. Non loin de là, le château d’Avauges rappelle, lui, la tradition seigneuriale de la région.
À Poleymieux au Mont d’Or, le musée Ampère rend hommage au savant et à la naissance de l’électricité, dans une maison de campagne entourée de coteaux boisés. Plus bas, à Rochetaillée sur Saône, le musée de l’Automobile présente plusieurs centaines de véhicules et illustre l’histoire de la voiture, des premières calèches motorisées aux modèles de collection. Dans la campagne lyonnaise, le château de Saconay, entouré de prairies et de bois, complète cette découverte du patrimoine castral du Rhône. Tarare, avec son église et ses maisons anciennes, garde le souvenir de la tradition textile et de la mousseline qui fit sa renommée.
Plus au nord, Villefranche sur Saône aligne ses demeures Renaissance, témoins de la richesse des marchands et négociants qui y firent fortune. La collégiale Notre Dame des Marais, avec ses gargouilles, ses vitraux du XVIe siècle et sa façade gothique, se détache au dessus des toits. Le centre contemporain d’arts plastiques montre, quant à lui, l’ancrage actuel de la ville dans la création. Autour de Villefranche s’égrènent de nombreux villages de caractère. À Charnay, un château du XVIIe siècle domine des maisons anciennes en pierre dorée. À Châtillon d’Azergues, la forteresse médiévale rappelle le rôle défensif de ce promontoire. Corcelles et son château, Bagnols et sa place centrale, Oingt et sa tour d’ancien château qui offre un beau panorama sur les vignes, ou encore Jarnioux et son château aux tours rondes et carrées composent un chapelet de bourgs aux ruelles étroites, aux façades dorées et aux points de vue ouverts sur le vignoble.
Idées de promenades et de loisirs dans le Rhône
Le Rhône se découvre aussi au fil de haltes gourmandes et de promenades. À Charlieu, aux portes du département, la tradition de l’andouillette fait de la ville une pause appréciée des amateurs de spécialités régionales. À Charbonnières les Bains, la station thermale entourée de verdure propose des cures orientées vers les rhumatismes et l’obésité, tandis que le casino et les terrasses des cafés prolongent la soirée. À Collonges au Mont d’Or, la halte gastronomique s’impose, tant les restaurants, dont celui rendu célèbre par Paul Bocuse, font partie du paysage et de la réputation culinaire de la région lyonnaise.
À Lyon même, les promenades dans le vieux Lyon, sur les quais de Saône et de Rhône, ou sur les pentes de Fourvière, permettent de passer d’un quartier à l’autre et d’alterner visites de monuments, musées, boutiques et haltes dans les bouchons. Les programmes de spectacles, de théâtre, d’opéra et de concerts rythment les soirées. Les promenades en bateaux mouches offrent une manière différente de découvrir la ville, en dévoilant les quatre rives, les ponts et le confluent du Rhône et de la Saône ou, vers l’amont, la montée de la Saône jusqu’à l’île Barbe, que l’on contourne au plus près de l’abbaye.
Dans les monts de Tarare, la route des crêtes conduit vers des paysages de moyenne montagne, des villages accueillants et des points de vue marquants comme le col des Cassettes ou le col de la Croix de l’Orme. Saint Marcel l’Éclairé domine la région et offre un panorama très ouvert. Les monts du Lyonnais, avec le signal de Saint André, leurs rivières poissonneuses et leurs chemins balisés, se prêtent à la randonnée, à la pêche et aux balades en famille. La vallée du Rhône, de Lyon à Condrieu en passant par Givors et Ampuis, permet d’associer découverte des vignobles, dégustation des vins et des rigottes de chèvre et promenades sur les coteaux ou le long du fleuve.
Autour de Villefranche sur Saône, la capitale du Beaujolais, les balades mènent à travers le pays des Pierres Dorées et ses villages cités plus haut. Les vignobles se visitent, les caves se découvrent au rythme des dégustations, qu’il s’agisse de beaujolais villages ou de crus plus structurés. De nombreux sentiers permettent de passer d’un coteau à l’autre en profitant de vues très larges sur la vallée de la Saône, les monts du Beaujolais et, par temps clair, la ligne des Alpes. Villeurbanne, enfin, s’inscrit dans le paysage culturel de l’agglomération lyonnaise avec ses salles de spectacle et des rendez vous comme le festival Les Invites, qui anime les rues au début de l’été.
Notre coup de cœur
Le musée international de la marionnette
Dans le cinquième arrondissement de Lyon, l’hôtel de Gadagne accueille un musée consacré à l’univers des marionnettes. Le musée international de la marionnette plonge le visiteur dans un monde de bois, de tissus et de fils, où se côtoient personnages populaires et silhouettes venues de plusieurs continents. Les salles présentent les tout premiers modèles de Guignol et de ses fidèles complices, Gnafron et Madelon, réalisés par le créateur du personnage, Laurent Mourguet, vers 1808.
Les vitrines racontent la naissance de Guignol, son ancrage lyonnais et l’évolution de ses aventures, mais le parcours ne se limite pas à cette figure emblématique. Des marionnettes d’Asie, d’Afrique, d’Europe centrale ou d’Italie, des castelets anciens, des affiches et des documents d’archives montrent la diversité des techniques et des traditions. Les enfants comme les adultes découvrent comment on fabrique, manipule et met en scène ces personnages. La visite, à la fois ludique et riche en clins d’œil historiques, laisse le souvenir d’un monde poétique où l’on retrouve facilement son âme d’enfant.